Béni sois tu Notre Père, pour le témoignage
du Père Raymond Halter, religieux Marianiste,
par sa vie de foi, de prière, d’intercession
et d’humilité, toute livrée à soulager
avec la Vierge Marie,
les misères de l’âme et du corps.
Et nous te prions, avec lui, aujourd’hui encore,
pour que ton nom soit glorifié chez les pauvres,
les assoiffés, les affamés,
en l’associant à ta mission de compassion
auprès de toi, à l’école de Jésus, fils de Marie.
Il nous a appris à prier ainsi :
« Esprit Saint, je t’aime. »
Donne-nous les signes visibles de sa sainteté
en accordant les grâces que nous sollicitons
par son intercession...
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.


Avec approbation ecclésiastique le 31 décembre 2014.
de Mgr Jean-Pierre Cardinal Kutwa, Archevêque
d’Abidjan


Signaler toute grâce obtenue au :
Postulateur Général de la Société de Marie,
Curia Generalizia dei Marianisti,
Via Latina 22 00179 ROMA ITALIE
genpostsm@smcuria.it

 

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Raymond Halter (1925-1998) est né à Chaux en
Franche-Comté le 6 décembre, baptisé le jour-même.
A 12 ans, il entre au postulat en vue de religieux marianiste (Société de Marie),
admis aux premiers voeux à 17 ans, le 2 octobre 1942. Il fut ordonné prêtre le 14 juillet 1957. « Il y avait même des feux d’artifice ce jour-là! » disait-il avec humour. Après avoir été professeur, il fut aumônier d’étudiants sur Bordeaux de 1964 à 1973 : Date de son immersion dans le "Renouveau charismatique", mais aussi d’un accident qui le rendit aveugle. Opéré, il put retrouver la vue: « Il
arrive que la main de Dieu se mette avec la main du chirurgien. » Ce tournant de sa vie le conduisit en Lorraine, puis sur Paris (1979-1985), et enfin en
Afrique de l’Ouest où il fut chargé de l’accompagnement et de la formation des groupes de prière, à la demande des évêques, tout en étant rattaché au sanctuaire marial d’Abidjan où il mourut le 26 décembre 1998. Connu pour l’exercice des ses dons de guérison et de libération, et par sa bonté, le Père Raymond Halter menait une vie missionnaire, marquée par des souffrances morales et physiques offertes et l’accueil des plus souffrants. Sa vie et ses enseignements en font un « maître spirituel » pour notre temps.

« C'est avec une joie que je ne saurais qualifier de totale pourtant, que je vous demande de bien vouloir m'accorder la grâce de faire mes voeux définitifs. La démarche est importante. Je le sens. Elle engage toute ma vie. Je le sais et le réalise autant qu'il est en mon pouvoir […] Avant d'être religieux il faut être un homme et un homme de son temps, en avance sur son temps même, si c'est
possible. C'est dur sans doute d’observer point par point toutes les constitutions mais pas plus dur que la vie de famille. Ce n'est plus une question de choix, mais plutôt la réponse à un appel qui date de mon enfance. S'il n'y a pas obligation physique, il y a pour le moins, obligation morale: je suis responsable d'âmes. C'est une simple question d'Amour avec un grand A. Il est vrai qu'il y a des grâces d'état, et pour nous, cette assistance spéciale de Marie dont nous faisons le travail […] J'ai toujours désiré la grâce d'être prêtre et missionnaire. On me l'a accordé au noviciat. Je vous en renouvelle la demande. » Lettre de demande d’admission aux voeux perpétuels, au Supérieur Général de la Société de Marie, le 31 mars 1947 (à 22 ans).